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La leçon du grand gourou: conte pour gestionnaire

Dernière mise à jour : 18 mai 2019 à 18 h 31 min → pas de commentaire

 

LA LEÇON DU GRAND GOUROU : un conte pour gestionnaire

Thèmes : Leadership,  participation, travail d’équipe

Maila est une jeune Australienne qui dirige avec dynamisme une troupe de théâtre qui obtient beaucoup de succès. C’est une jeune femme entreprenante, créative et pour qui le théâtre n’a plus de secrets. Ses parents étaient eux-mêmes des comédiens et, toute sa vie, elle a pu observer les activités de la troupe dont ils faisaient partie.

Forte de ses connaissances en théâtre, mais en même temps consciente qu’elle n’avait jamais appris comment on dirige des êtres humains, elle décida un jour d’aller suivre ne session de perfectionnement sur le leadership. Au terme de cette formation, elle est maintenant persuadée que le style très directif qu’elle a utilisé jusqu’à maintenant est dépassé et qu’il lui faut plutôt tenter d’obtenir le mieux des membres de sa troupe en leur faisant confiance.

Comme l’a affirmé l’animateur de la session, les gens de la société actuelle ont de nouveaux besoins. Ils veulent participer et souhaitent que l’on fasse appel à leur créativité et à leurs connaissances pour les décisions importantes qui concernent le groupe dans lequel ils évoluent. Il ne faut pas les diriger ni les suivre de trop près. Ils préfèrent que l’on se fie à leur bon jugement.

Lorsqu’elle reprend la direction de sa troupe de théâtre, à son retour de formation, ses comédiens et techniciens de la scène ne la reconnaissent plus. Auparavant, elle s’est toujours montrée très directe et plutôt autocratique dans son rôle de directrice de troupe, tant dans les spectacles courants que dans les grandes manœuvres stratégiques à envisager pour l’avenir de la troupe.

Depuis son retour, elle consulte tous ses gens, leur affirme qu’elle leur fait confiance et va même jusqu’à rabrouer certains de ses comédiens qui viennent lui demander conseil. Ils sont capables, leur dit-elle, de décider par eux-mêmes. Mieux encore, elle s’est mise à confier à ses employés de scène des responsabilités qu’elle s’était toujours réservées jusqu’à maintenant. Tout le monde se demande ce qui s’est passé. Certains commencent à s’en inquiéter tandis que d’autres sont enfin heureux de pouvoir agir à leur guise sans devoir toujours obéir et rendre des comptes à Maila.

Ramon fait partie des grands mécontents. Frais émoulu de l’école d’art dramatique, il occupe depuis deux ans le poste de directeur des tournées à l’étranger. Il n’a pas une longue expérience et, jusqu’alors, il avait toujours aimé profiter de l’expertise de Maila à cet égard. Il doit maintenant se débrouiller tout seul. Ricardo et Benetti sont également mécontents du nouveau style de direction adopté par Maila, mais pour d’autres motifs tout aussi importants que ceux de Ramon. Les mois passent et chacun paraît s’ajuster à la nouvelle situation, tout en ayant l’impression de ne pas avoir le choix. Pourtant, un malaise semble s’être installé. Le climat général s’est détérioré et des conflits éclatent à tout propos.

Maila ne comprend rien à la situation. Elle croyait que son nouveau style améliorerait grandement le climat et le fonctionnement de sa troupe et elle découvre, à chaque jour avec plus d’amplitude, qu’au contraire, les choses ne cessent de se détériorer. Elle est fort déçue. Ne sachant plus que faire, elle décide alors d’aller consulter un grand gourou du leadership et de lui raconter ses déboires.

Il l’écoute avec beaucoup d’attention et lui dit : « Ma chère Maila, tu t’es laissée prendre au discours à la mode qui dit que l’on doit toujours faire confiance aux gens et leur laisser beaucoup d’autonomie. Ce n’est  pas toujours vrai avec toutes les personnes et dans toutes les circonstances. Il arrive que des personnes inexpérimentées apprécient d’être dirigées plus fermement. Cela les aide à apprendre. Il faut aussi considérer les besoins et le style de chaque individu. Certains aiment qu’on leur laisse le champ libre, alors que d’autres préfèrent s’en tenir à des directives précises. Tu ne peux donc pas toujours avoir le même style de leadership avec ta troupe. Il faut plutôt que tu sois capable de passer facilement d’un style à l’autre, suivant la situation et les personnes en cause. »

Tiré du livre : Contes des Mille et Un Jours ouvrables : allégories pour les gestionnaires de Camille Carrier.

Est-ce que ce conte pour gestionnaire rencontre une résonance pour vous? Faites-moi part de vos commentaires.

Madeleine Savard, coach de gestion

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